Supprimer les différences fondées sur le lieu d'habitation

 

GSF est particulièrement préoccupé par les différentiations sociales qui s'instaurent entre résidant du canton de Genève, (qu'ils soient Suisses ou étrangers - permis C, B, L etc.) et ceux qui sont contraints de s'expatrier en France voisine en raison de la carence de plus de 20'000 logements dans le canton. Cette fracture humaine sans précédent dans les prestations sociale est d'autant plus préoccupante que le canton de Genève n'a pas pris les mesures pour juguler le manque de logements et contenir les loyers devenus exorbitants. Dès lors, la discrimination fondée sur le lieu d’habitation est incompréhensible et injuste puisqu'elle qu'elle concerne des travailleurs actifs, qui favorisent et soutiennent la richesse économique du canton de Genève et qui participent grandement à l’équilibre des prestations sociales du canton, en cotisant à l’ensemble des charges sociales; mais sans en retirer les avantages.

Garantir l'accès à l'emploi et
aux prestations sociales

1) Procéder à la modification de la loi cantonale en matière de chômage J 2 20, pour garantir l'égalité des prestations et de traitement a tous les Genevois dès lors qu'ils travaillent et cotisent à la caisse de chômage cantonale. L'entrée en vigueur des accords bilatéraux signés entre la Suisse et l'Union européenne, à nécessité que la Suisse adapte la législation relative au chômage aux règlements européens 1408/71 et 574/72. Ces adaptations n'ont pas tenu compte de la crise chronique du logement à Genève et de l'exode d'une partie croissante de sa population.

 

2) Prendre les mesures d'urgence pour garantir aux Genevois en situation de chômage résidant en France voisine, le suivi par l'office régional de placement du canton (ORP) et les mesures de diagnostic, de recalcification et de soutien à l'engagement, selon la loi J 2 20. Si "Pole Emploi" est en mesure d'accompagner la recherche d'emploi en France, il n'en est rien pour le canton de Genève. De plus, sans expérience de l'environnement professionnel en France voisine et compte tenu des écarts de salaires importants, le Genevois au chômage est traité avec la plus grande inégalité.

Garantir l'accès a l'enseignement et a la formation professionnelle

3000 élèves habitant en France sont scolarisés dans le canton de Genève : 800 au primaire, 500 au Cycle, 1600 au postobligatoire et 100 dans d’autres structures. Près de 70% des élèves sont des Suisses et des Genevois résidant «en France voisine», environs 30% sont les enfants des frontaliers européens qui sont assujetis à l’impôt sur le revenu dans le canton de Genève.

 

Le Conseil d’Etat, qui veut économiser, pourrait ne plus accepter les écoliers résidant hors du canton, soit plusieurs milliers de jeunes.

 

Il convient de pocéder à la modification de la loi cantonale sur l'instruction publique, pour garantir l'égalité des chances dans le Grand Genève.

Maîtriser
le trafic pendulaire

1) Construire des parkings P+R dans les départements de Haute-Savoie et de l'Ain. Cette solution est possible avec le co-financement de la Fondation des parkings du Canton et un tarif d'abonnement adapté.

 

2) Intensifier la coopération transfrontalière pour développer les transports en commun. L'expérience conduite en Haute-Savoie depuis quelques mois (Annemasse, Cluses, etc.) a démontré non seulement que des besoins existent, mais également la viabilité financière.

 

3) Développer le covoiturage sur le modèle du "car sharing Mobility".

 

4) Soutenir le covoiturage jusqu'au P+R en appliquant aux propriétaires de voitures concernés un tarif préférentiel sur l'abonnement P+R et TPG.

 

5) Préparer la transition vers le transport électrique en équipant les P+R de bornes électriques de recharges pour les voitures et les vélos.

Garantir le respect des zones franches comme moteur du Grand Genève

"Si cette « volonté d’être ensemble » est aussi le sentiment d’un destin commun, on assistera à l’éveil d’une véritable conscience régionale qui imposera des solutions politiques. En ce sens, la problématique de l'avenir des zones franches et de la région franco-genevoise rejoint celle de la construction européenne. Dans l'Europe des Neuf actuelle, la volonté d'être ensemble n'est pas encore clairement affirmée et n'a guère dépassé les échanges économiques; de plus, elle diffère selon la nature des régimes politiques. Le destin du microcosme régional franco-genevois sera révélateur du destin de l'Europe dont il dépend étroitement."

 

GSF soutien les Députés PDC au Grand Conseil qui ont déposé le 24 février 2014 la proposition de motion M2190, demandant au gouvernement genevois de travailler avec le Conseil fédéral, la République française et les élus français de la Région, afin de définir les zones franches existantes pour l’établissement d’entreprises appliquant le droit du travail suisse. Celles-ci ne seront pas soumises aux contingents de travailleurs comme cela est déjà le cas à l’aéroport de Bâle-Mulhouse. Encore une fois, le PDC montre de manière tangible son engagement pour le Grand Genève.